UNE ETOILE FILANTE (freestyle)

Je n’ai qu’une vie, donc j’dois tracer,

Le cadre du récit où mon histoire sera tissée.

Je dois oser quoique stressée,

Mettre au grand jour ma tête tressée,

Sans tressauter devant les traits hautains,

Des très athées « so called » chrétiens.

 Tressaillant face aux traits saillants,

Je m’arc-boute et marque un but,

En feignant un air fainéant,

Cachant une volonté de fer,

Qui réduit l’ennemi à néant.

J’esquive l’esquisse et me libère,

Sans un seul regard en arrière.

 

C’ est la grande classe!….

 

Avant la claque!

Qui annonce le nouveau chapitre,

Et là je cesse de faire le pître.

Car l’heure est grave et le temps presse,

Je dois avouer mes faiblesses.

Mais à qui?comment?et pourquoi?

Je sens monter en moi l’émoi,

Mais il est trop lourd et m’étouffe,

Si ça continue il me noie;

Je dois faire une chose à la fois.

 

Mais déjà l’interlocuteur,

me rend coupable de ses erreurs.

Il veut faire la révolution,

Et me choisit comme dictateur.

Il pique sa crise et s’enfuit,

M’abandonnant à ma rêverie…….

Où en étais-je?….

Ah oui! je suis une éfoile filante!

 



J AI DECIDE

J ai décidé,

Que j allais décider jusqu’au mot « décédée »,

De l’ensemble des idées,

Qui seront desormais chargées de désarmer,

Les méfaits découlant du mot « conditionnement ».

 

J’ ai encore décidé,

Que j allais déserter le desert que l’on voit,

Pour aller m’hydrater à la source où l’on croit,

Que l’on vit par la foi et non des décrêts-lois,

suintant du temps présent.

 

Et puis j’ai décidé,

Que je n’veux pas mourir,

Je veux crier et rire,

Embrasser cajoler,

Aimer et être aimée,

Combattre et débattre,

Attaquer et défendre,

Pardonner et pourfendre,

Percer,persévérer,

Et savoir espérer contre toute espérance.

 



RESPIRER

Je sais!

Que le temps file,

Que le temps presse,

Qu’il m est compté,

Mais je veux seulement inspirer.

Je sais!

Que c’est urgent,

Bientôt trentes ans,

Y a pas d’argent,

Seulement les gens,

Et leurs jugements,

Mais je veux seulement expirer.

Face à ce bonheur qui s’échappe,

Chaque fois que je vais le happer,

Devant cette vie qui écharpe,

Mes mains si lasses de la héler,

Je sens hélas le danger,

A rester là à méditer.

Mais je n’peux pas m’ en empêcher,

Je veux seulement respirer.

Les chaînes ancestrales sont amères,

Elles m’ont privée de mes repères;

Alors même si tout s’accélère,

Moi je vais à contre courant.

Contre marrées et contre vents,

Je choisis de prendre mon temps.

Puisque l’Enfer veut m’étouffer,

Je n’ai pas l’ choix: J’dois respirer!